Les prévisions météo ? Utiles au quotidien pour ENGIE

Les vacances se terminent, alors que la température de l’eau de la mer du Nord n’a jamais été aussi élevée cet été et que deux vagues de chaleur ont déferlé sur le pays. Vous avez sans doute cherché la fraîcheur au bord de l’eau, en mangeant une glace ou en savourant une coupe de fruits, mais saviez-vous que le climat et la chaleur peuvent aussi avoir un impact sur les activités d’ENGIE ?

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Le climat a une incidence grandissante sur les activités d’ENGIE, au point que nous avons créé une UP-team spécialement consacrée aux conditions météorologiques. Pour être en mesure de couvrir à tout moment et de façon optimale les besoins en énergie de ses clients, ENGIE suit de près les variations de température et la production d’électricité sur la base de prévisions en matière de vent et d’ensoleillement. Pour cela, nous faisons appel à nos experts en météorologie. Ils ont pour mission d’analyser et de gérer au mieux le temps variable et les conditions météo imprévues. Ils assurent un suivi des prévisions météo au jour le jour mais aussi à plus long terme (2 à 3 semaines). Les pays avoisinants font également partie de leur analyse, puisque le marché belge est un marché interconnecté qui ne s’arrête pas aux frontières nationales… Des prévisions météorologiques précises sont d’une grande importance pour nous. Des prévisions floues rendent plus difficile la gestion de certaines sources d’énergie, en particulier l’éolien, et risquent de perturber l’équilibre du réseau. Dans ce cas, les prix de l’électricité peuvent monter en flèche.

Impact de la chaleur sur la consommation

En cas de températures extrêmes, ce sont surtout les clients résidentiels et les immeubles de bureaux qui augmentent leur consommation d’énergie : ventilateurs et climatisations tournent alors à plein régime. Dans de telles circonstances, la consommation des ménages est de 5 à 10% plus élevée qu’aux températures normales. Il est important que le parc de production local d’ENGIE Electrabel soit adapté de manière optimale à ces conditions exceptionnelles. Durant la vague de chaleur en juillet, Elia a indiqué dans les médias qu’il n’y avait pas de pics de consommation trop importants. Beaucoup de gens étaient en vacances et les systèmes de conditionnement d’air et de climatisation sont moins répandus en Belgique que dans d’autres pays.

Impact sur la production

  • Les panneaux solaires produisent plus d’électricité

Le soleil estival conduit automatiquement à une forte augmentation de la production d’électricité des panneaux solaires. Selon les chiffres d’Elia, le mois de juillet a enregistré un record de 553 GWh en énergie solaire. Le 28 juillet à 15h28, 45% de l’électricité injectée sur le réseau belge provenaient de l’énergie solaire et éolienne, c’est un autre record.

Le nombre croissant de clients disposant de panneaux solaires a un impact important sur la manière dont ENGIE Electrabel doit envisager la gestion de son parc de production. Il faut, en effet, tenir compte de la consommation estimée des clients qui possèdent des panneaux solaires et qui, par ensoleillement important, ne prélèvent plus d’électricité sur le réseau mais, au contraire, génèrent leur propre énergie et injectent l’électricité excédentaire sur le réseau.

  • Les centrales au gaz tournent au ralenti

La météo estivale entraîne une réduction de la production d’électricité de nos centrales au gaz en raison d’une moindre capacité de refroidissement. Les installations et équipements des centrales sont, en effet, refroidis à l’eau. Comme ENGIE dispose de centrales au gaz modernes, les besoins en refroidissement sont inférieurs à ceux des anciennes centrales. La température de l’eau de refroidissement est, tout comme dans nos centrales nucléaires, surveillée en permanence. Par temps très chaud, les centrales au gaz peuvent connaître une baisse de rendement de l’ordre de 5 à 10%.

  • Les centrales nucléaires conservent une marge suffisante

La production de nos centrales nucléaires peut elle aussi être ajustée en fonction de la température. Nos experts gardent constamment un œil sur la température de l’eau de refroidissement. En période de canicule, des mesures supplémentaires sont requises pour garder la température des eaux rejetées par les centrales à un niveau acceptable.

Les prescriptions légales concernant la température des rejets d’eau de refroidissement varient selon les régions. Elles dépendent notamment de la faune et de la flore locales ainsi que de la température et du débit des eaux fluviales. Pour la température des eaux rejetées, nous sommes à tout moment tenus au respect des limites prescrites, reprises dans le permis d’exploitation de la centrale. Ces limites font l’objet d’un suivi constant à l’aide de mesures en ligne.

La presse a récemment fait état d’un arrêt forcé de centrales nucléaires françaises en raison de la canicule, la température des rivières alimentant ces centrales en eau de refroidissement était trop élevée. Durant la vague de chaleur, les centrales nucléaires belges ont conservé une marge suffisante et n’ont pas dû être mises à l’arrêt. Elles sont, par ailleurs, moins dépendantes des eaux fluviales que leurs homologues françaises. Elles disposent, en effet, de tours et de systèmes complémentaires de refroidissement.

Impact sur les prix

Comme nos clients consomment un peu plus, que nos centrales thermiques et nos parcs éoliens produisent moins et que nous sommes limités dans nos importations de l’étranger, c’est la loi de l’offre et de la demande qui joue. Il en résulte une hausse des prix sur le marché, où l’on observe des prix supérieurs à 64 euros le MWh à la bourse Belpex. Cela ne peut être compensé que partiellement par une production supérieure des panneaux solaires à la mi-journée.

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