« Nos innovations permettent d’améliorer notre service aux clients »

Avec ses 6.000 travailleurs en Belgique, ENGIE Fabricom est un pôle d’activités important du Groupe ENGIE au niveau du Benelux. Parmi les nombreuses activités qu’assure cette entité, la recherche et développement est primordiale. Une priorité qu’ENGIE Fabricom voit comme un investissement à long terme, comme l’explique Bruno Depré, Business Development and Innovation Manager.

ENGIE Fabricom 3D printing jbc sli

ENGIE Fabricom accorde une grande importance à la recherche et développement. Pourquoi mettre en place une telle politique ?

Bruno Depré : « Nous ne faisons pas de l’innovation juste pour dire que nous en faisons. Nous avons des ambitions concrètes sur chaque projet de recherche et développement que nous mettons en place. Ce qui nous intéresse donc, c’est de pouvoir traduire nos recherches dans notre travail. »

Quels sont les moyens mis en place ?

B.D. : « En réalité, nous ne disposons pas d’une équipe et d’un budget précis. Nous fonctionnons de manière inverse : nous recherchons une innovation qui pourrait créer de la valeur et nous mettons ensuite les moyens pour y parvenir. Certes, cela prend probablement plus de temps, mais une fois qu’un projet est lancé, il y a de très grandes chances qu’il aboutisse. C’est donc, au final, une façon de procéder bien plus intéressante. »

L’innovation au service de l’efficacité

Concrètement, qu’en retirez-vous ?

B.D. : « La valeur ajoutée de l’innovation peut prendre deux formes. D’un côté, elle peut nous permettre d’améliorer notre service aux clients. De l’autre, elle peut aussi directement bénéficier à nos collaborateurs. Par exemple, l’un de nos gros chantiers actuellement concerne le développement de la réalité augmentée. Nous faisons des recherches sur des casques de chantier munis d’une visière sur laquelle des informations pourront être affichées afin de guider le travailleur. Cela permettra de lui libérer les mains lorsqu’il suit une fiche d’instructions, par exemple. Il sera ainsi beaucoup plus efficace. »

Quelles sont les autres recherches que vous menez actuellement ?

B.D. : « Nous avons quatre gros chantiers que nous développons en parallèle. En plus de la réalité augmentée, un focus important est mis sur la recherche autour des drones. Nous avons ainsi développé deux appareils utiles pour les réseaux électriques. Le premier permet de réaliser le raccordement des lignes à haute tension, qui se fait habituellement par hélicoptère. Le second drone permet lui de nettoyer les isolateurs. Nous avons aussi plusieurs projets autour de l’Internet des objets, comme des compteurs intelligents. Enfin, un dernier chantier très important concerne l’impression 3D. »

Impression 2.0

En quoi consiste ce programme d’impression 3D ?

B.D. : « C’est l’un des plus importants que nous menons. Il s’agit d’un chantier mis en place en partenariat avec ENGIE Laborelec et la KU Leuven. L’objectif est de fabriquer, grâce à une imprimante 3D, des pièces en métal. Cette imprimante fonctionne grâce à un laser qui fait fondre un métal en poudre, ce qui permet de créer un objet, couche après couche. C’est une technologie révolutionnaire. »

Depuis quand travaillez-vous sur cette technologie de pointe ?

B.D. : « Le projet existe depuis deux ans et a déjà permis beaucoup d’avancées. Nous sommes désormais en train d’analyser concrètement quelles sont les applications industrielles qui peuvent êtes mises en place. Nous avons déjà défini plusieurs pistes. »

Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

B.D. : « L’impression 3D permet d’usiner des pièces très sophistiquées qui ne sont pas réalisables autrement que par ce processus. Nous allons donc développer des pièces uniques, et nouvelles, qui permettront d’améliorer une série de technologies. L’autre intérêt de l’impression 3D est la possibilité de remplacer des pièces existantes, en les fabricant directement en interne, de manière locale donc. C’est une autre avancée qui aura des conséquences très concrètes sur la logistique. »

Pourquoi investir autant dans cette technologie ?

B.D. : « L’impression 3D est véritablement une avancée technologique, car elle a un énorme potentiel. C’est un investissement qui, à terme, sera très intéressant. Nous sommes parmi les plus avancés actuellement en Belgique. Cela nous permet d’apporter dès maintenant une vraie plus-value aux clients. »

C’est indispensable pour ENGIE Fabricom d’être à la pointe en matière d’innovation ?

B.D. : « Absolument ! Nous vivons dans un monde qui change de plus en plus vite. Nous devons donc être proactifs et efficaces. Nous travaillons également pour des partenaires importants dans tous les secteurs d’activité. Ces derniers sont demandeurs d’innovations et les défis qu’ils nous lancent nous poussent sans cesse à innover. »

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