Smart City Block, une étude universitaire pour la ville de demain

Dans le cadre de sa politique universitaire qui a pour but la mise en place de projets de recherche dans la transition énergétique et les villes de demain, ENGIE a financé le projet ’Smart City Block’ porté par l’ULB.

ENGIE Smart City Block jbcL’étude Smart City Block de l’Université libre de Bruxelles est partie du constat que l’habitat des villes, de Bruxelles en particulier, a un grand besoin de rénovation tant sur le plan des économies d’énergie que de la lutte contre la précarité énergétique.

Deuxième constat : les initiatives et politiques de rénovation urbaine sont surtout orientées vers les individus, et non vers les communautés. Conséquence : les possibilités de réaliser des travaux à grande échelle sont peu nombreuses, on ne peut donc compter sur les économies et avantages qui accompagnent ce type de travaux.

Une étude en plusieurs étapes

Pour cette étude, plusieurs facultés de l’université ont été mises à contribution, par étapes. La problématique des villes inclut en effet des dimensions technico-économiques, sociales, urbanistes et aussi juridiques.

La première étape a donc consisté, avec des géographes et des sociologues, en l’analyse de la structure de Bruxelles avec la définition de types d’îlots. Avec beaucoup de diversité dans ceux-ci : interaction sociale, densité, économie, énergie. Après enquête et interviews, l’îlot d’Uccle et l’îlot de Cudell ont été sélectionnés pour le projet.

L’îlot d’Uccle a été choisi car il disposait d’une dynamique sociale préexistante, tandis que celui de Cudell, différent au niveau de la densité et des différentes cultures, a été choisi à la demande des autorités avec une approche plus ciblée sur la lutte contre la précarité énergétique.

Un catalogue de rénovation

« Un catalogue d’une cinquantaine d’éléments énergétiques a été créé, listant les différentes possibilités de rénovation. Du photovoltaïque à l’isolation des bâtiments, pour citer les plus connus, à un réseau de chaleur de cogénération, mais aussi des aménagements communs de cuisine et garage ou encore des éléments moins techniques comme l’aménagement d’un potager ou l’installation d’un compost », explique Frédéric Klopfert, coordinateur du projet.

Plusieurs thèmes ont été étudiés à Uccle comme le réseau de chaleur, les panneaux solaires et la mobilité partagée. Un rapport complet a été rédigé à destination des propriétaires occupants d’Uccle, contenant toutes les dimensions techniques, juridiques et économiques. Des groupes de travail ont été constitués et, malgré la fin de l’étude, l’ULB offre encore des conseils pour les aider à continuer à avancer.

Les enseignements majeurs

L’étude donne un avant-goût des villes de demain et définit quelques pistes pour améliorer nos villes actuelles. Comme le précise le Professeur Jean-Claude Maun de l’École polytechnique de Bruxelles (ULB) : « Peut-être pas la ville rêvée de demain mais la possibilité de faire évoluer la ville existante vers des solutions aux problèmes de société actuels dans le domaine de l’énergie. »

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