Les 5 questions les plus fréquentes sur le passage du gaz pauvre au gaz riche

Dans notre pays, plus de 3 millions de ménages et d’entreprises consomment du gaz naturel issu du réseau de distribution principalement pour chauffer leur habitation, s’approvisionner en eau chaude et cuisiner.

02/10/2017 -
Paul D.
Expert énergie chez ENGIE

Nous ne parlons pas ici du gaz en bouteilles (propane ou butane), ni des gaz utilisés pour les véhicules (LPG, CNG).

La moitié de ces utilisateurs consomme du gaz pauvre, importé du nord des Pays-Bas (Groningen – Slochteren) qui sera remplacé par gaz riche entre 2018 et 2030 importé notamment de Norvège, du Royaume-Uni, du Qatar et de Russie. Autrement dit, les ménages et les entreprises belges qui consomment actuellement du gaz pauvre recevront à la place du gaz riche. Ce n’est pas une nouveauté dans notre pays puisqu’en 2017, la moitié des consommateurs belges de gaz utilisaient déjà du gaz riche.

La carte ci-contre indique les régions alimentées actuellement en gaz pauvre.

1.     Pourquoi utilise-t-on deux types de gaz différents en Belgique ?

Depuis 1966, la Belgique importe du gaz naturel des Pays-Bas. Le gisement de Groningen (Slochteren) offrait des réserves considérables en gaz dit « pauvre ». Sa proximité immédiate de notre pays présentait un avantage de stabilité économique. Bref, l’approvisionnement depuis les Pays-Bas était une excellente option pour la Belgique.

A la fin des années 70, en raison d’une forte hausse de la consommation, notre pays a commencé à importer du gaz supplémentaire, notamment de Norvège, du Royaume-Uni, du Qatar et de Russie. La composition du gaz extrait de ces gisements est différente de celle des Pays-Bas. Il est appelé « gaz riche » car il produit plus d’énergie pour un même volume.

2.     Pourquoi la conversion vers le gaz riche est-elle nécessaire ?

Les Pays-Bas ont décidé de réduire progressivement l’exportation de leur gaz de Groningen (Slochteren). Leurs exportations de gaz vers la Belgique et d’autres pays prendront fin d’ici 2030. Cela signifie que pour assurer sa sécurité d’approvisionnement en gaz naturel, la Belgique devra progressivement remplacer le gaz pauvre des Pays-Bas par du gaz riche en provenance d’autres régions du monde. Ce changement implique une adaptation du réseau de distribution pour qu’à l’horizon 2030, tous les consommateurs puissent utiliser du gaz riche.

A noter qu’en 2017, environ la moitié des consommateurs de gaz belges consomme déjà du gaz riche.

3.     Quelle est la différence entre le gaz pauvre et le gaz riche ?

La composition du gaz naturel varie selon son origine. Dans le gisement des Pays-Bas, la valeur énergétique du gaz est environ 15 % inférieure à celle des autres gisements. Autrement dit, il faut 15 % de gaz en plus pour se chauffer ou cuisiner. C’est pourquoi il est appelé « gaz à bas pouvoir calorifique », « gaz L » ou « gaz pauvre ». Le gaz naturel provenant des autres régions du monde est appelé « gaz à haut pouvoir calorifique », « gaz H » ou « gaz riche ».

 

4.     Quels appareils fonctionnant au gaz sont concernés par la conversion ?

Chez les particuliers, les appareils qui fonctionnent au gaz naturel sont le plus souvent les chaudières, les petits et les grands chauffe-eau, les cuisinières et les taques de cuisson, les poêles, les convecteurs et les cheminées décoratives.

La conversion au gaz riche concerne exclusivement le gaz naturel, pas les appareils fonctionnant au gaz en bouteille (propane, butane), ni les véhicules roulant au gaz (LPG, CNG).

Vous devez faire vérifier tous ces appareils afin d’être sûr qu’ils fonctionneront correctement et en toute sécurité après la conversion.

5.     Comment puis-je voir si mon appareil est apte à fonctionner au gaz riche ? Puis-je moi-même vérifier si mes appareils à gaz sont prêts à fonctionner avec du gaz riche ?

Vous ne pouvez pas vérifier cela vous-même ! En effet, même si votre appareil est compatible avec le gaz riche, il se peut qu’il ait été réglé pour fonctionner spécifiquement avec du gaz pauvre.

Dans tous les cas, faites vérifier tous vos appareils à gaz par l’un de nos techniciens habilités dès que ENGIE vous avertit. Ainsi, vos appareils continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité après la conversion. Avec l’entretien chauffage d’ENGIE, vous pouvez demander de vérifier vos appareils au gaz pendant l’entretien sans frais supplémentaire !

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