Les moyens de transport qui ont désormais la cote

Les « jeunes » ne s’intéressent plus autant au permis de conduire… En train et/ou en trottinette, tout devient possible ! Tout ne doit plus nécessairement aller vite.

17/09/2019 -
Isabelle V.
Communications expert - renewable, energy efficiency, green mobility

Surtout si c’est pour faire du bien à la planète. Alors quelles sont les dernières évolutions en matière de mobilité chez nous et dans les pays voisins ?

#constat 1 : les voitures propres gagnent du terrain

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, les voitures thermiques cèdent petit à petit du terrain aux voitures propres. Ainsi, en 2018, près de 550.000 voitures particulières neuves ont été immatriculées en Belgique, dont 0,66% de voitures électriques, 0,73% de voitures roulant au gaz naturel (CNG) et 4,53% de voitures hybrides. En d’autres termes, presque 6% des voitures neuves étaient des véhicules plus propres.

Les flottes d’entreprise deviennent également de plus en plus respectueuses de l’environnement. Les véhicules utilitaires électriques y sont d’ailleurs de plus en plus nombreux. Vous souhaitez aussi démarrer une flotte électrique, voici comment faire.

#constat 2 : les voitures électriques toujours plus nombreuses

Aux Pays-Bas, la vente de véhicules électriques a doublé en 2018. Au 1er janvier 2019, près de 45.000 voitures roulaient à l’électricité sur les routes bataves. Soit 1,66% du parc total de véhicules, 1% de mieux qu’en Belgique.

Un chiffre modeste ? Peut-être, mais force est de constater qu’il est plus élevé chaque année. Dans les pays voisins, des primes encouragent l’achat de ce type de véhicule. En Flandre aussi mais pas à Bruxelles ni en Wallonie. Ainsi, au nord du pays tout comme en Allemagne d’ailleurs), la prime peut atteindre jusqu’à 4.000 €. En France, elle s’élève à plus de 6.000 €.

Un peu plus loin, en Norvège, la moitié des voitures sont désormais électriques ou hybrides. Revers de la médaille : une pénurie des stations de chargement. Cette pénurie se fait particulièrement sentir dans les villes où plus de la moitié de la population vit dans des appartements et ne dispose pas d’emplacement pour une borne de recharge privée. Afin que de nouvelles mesures soient prises, le gouvernement norvégien supprimera l’exonération de la TVA pour l’achat d’une voiture électrique à partir de 2020. Et les voitures électriques ne seront plus autorisées à utiliser les voies réservées aux autobus et aux taxis, sauf s’il y a plus d’une personne à bord.

S’il est vrai que la Norvège est la vitrine mondiale de la mobilité électrique, il n’en demeure pas moins que le reste de l’Europe, et même la Belgique, connaît une croissance exponentielle de l’électromobilité. Le nombre de « véhicules branchés » devrait en outre continuer à augmenter les prochaines années. Logique : le prix des véhicules devient plus abordable avec le temps, leur autonomie augmente et de plus en plus de constructeurs jouent la carte de l’énergie verte et proposent des modèles électriques (Volkswagen, Mercedes, Audi, Hyundai, Kia, Nissan, Renault…)

Cette croissance a amené le déploiement d’un nombre croissant de bornes de recharge publiques. Les entreprises aussi s’équipent en infrastructures adhoc. Elles ont en effet tout à gagner à proposer des bornes « en tant que service » sur le lieu de travail. Il s’agit d’être prêt pour demain.

#constat 3 : la voiture n’est plus la panacée

Le constat le plus frappant est pourtant ailleurs : la voiture perd doucement son aura et son statut sacré. Acheter une voiture ou parcourir de courtes distances, a fortiori avec une voiture polluante, n’est plus une évidence. Il semble que collectivement, nous réfléchissons davantage à une meilleure façon de nous déplacer. Et de nombreuses solutions intéressantes se présentent à nous : les trottinettes et les vélos électriques qui permettent de parcourir de plus longues distances, des applications et des sites web qui nous aident à arriver à destination de la façon la plus respectueuse de l’environnement et le plus simplement possible…

Les chiffres des vélos électriques sont révélateurs : en 2018, leurs ventes ont augmenté de près de 70% ! La Belgique occupe même la tête du peloton en Europe. De plus en plus de salariés peuvent, via leur entreprise, bénéficier de la location de vélos ou de réduction pour l’achat d’un vélo électrique. Les speed pedelecs, les vélos électriques rapides, deviennent particulièrement populaires. Ils sont le moyen de transport idéal en Belgique, pays densément peuplé avec ses routes encombrées et des distances souvent très courtes entre travail et domicile.

Et puis il y a l’économie de partage – selon les observateurs de tendances, il s’agit d’une des principales évolutions de ce siècle. Plusieurs entreprises ont vu le jour dans le secteur : BlaBlaCar, Cambio, Poppy, Drive Now, Zen Car… Le nombre de fournisseurs croît proportionnellement à leur succès. Les trottinettes et vélos partagés et les vélos partagent le même succès.

#constat 4 : les transports en commun ont loupé le coche

Quid des transports en commun ? Nos sociétés de transport public sont à la traîne. En matière de flexibilité ou d’innovation, elles ne sont pas non plus les meilleurs élèves de la classe. Et c’est un grand contraste avec nos pays voisins où les transports publics ont souvent un rôle de pionnier.

Conclusion

La manière de nous déplacer et de penser la mobilité a radicalement changé. La voiture a perdu son statut de VIP : il existe de nombreuses autres solutions et nous en faisons de plus en plus bon usage. Les entreprises jouent également un grand rôle dans cette évolution : en encourageant des véhicules respectueux de l’environnement, en installant des stations de charge et en proposant des formules «transport» à leurs collaborateurs, elles encouragent cette évolution vers un verdissement, une décarbonation de notre futur.

À lire aussi