2018, année où les véhicules électriques sont sortis de l’ombre

L’année écoulée a été riche en événements pour les véhicules électriques. Dans cet article, nous mettons en avant pour vous les événements les plus importants en matière de véhicules, de fiscalité et de technologie.

13/12/2018 -
Kristof C.

La deuxième génération de véhicules électriques fait son apparition

En 2018, toutes les grandes marques ont dévoilé leurs projets en matière de mobilité électrique. Après la Tesla Model X, deux concurrents ont lancé un modèle sur le marché dans le but de briser l’indépendance du SUV électrique: la Jaguar Ipace et l’Audi e-tron. En outre, Mercedes et BMW ont annoncé qu’ils suivraient prochainement avec la Mercedes EQC (2019) et la BMWiX3 (2020).

Le plus important changement est probablement l’évolution de l’autonomie des nouveaux véhicules : la portée maximale sans chargement passe à 350 km et plus. Vous ne devez pas nécessairement prendre un véhicule du segment supérieur. Sur la même lignée:

  • Nissan a également lancé sa nouvelle Leaf avec une capacité de batterie plus importante,
  • Huyndai (avec la Kona) et Kia avec des voitures abordables de la seconde génération.

Fiscalité: vers de nouvelles règles à partir de 2020

Le gouvernement a jeté son dévolu sur le nouveau système fiscal après 2020. Ainsi, les véhicules dits à zéro émission (purement électriques ou hydrogènes) seront déductibles à 100% à partir de 2020, alors qu’ils sont actuellement à 120%.

Les normes applicables aux moteurs à combustion interne devenant également plus strictes, nous pouvons considérer que l’avantage relatif des véhicules électriques est conservé.

Notons également que la ligne de déductibilité sera étendue aux coûts de carburant et que les entreprises individuelles seront également en mesure de profiter de ces nouvelles règles.

Plus sévères envers les faux hybrides

En 2018, les voitures les plus « diabolisées » étaient les plugins hybrides : le gouvernement a créé le terme « faux hybride » pour les exclure du régime de faveur. Il a créé des règles relatives aux émissions maximales (50 g de CO2) ainsi qu’au ratio entre la capacité de la batterie et le poids du véhicule (minimum de 0,5 kWh / 100 kg). En combinaison avec l’introduction des nouvelles normes concernant les émissions de voitures (WLTP – NEDC 2.0), cela signifie que peu de voitures vont y échapper aujourd’hui.

La Belgique n’est pas le seul pays à imposer des restrictions aux plug-in hybrides. En conséquence, l’offre pour des véhicules avec une capacité plus grande s’est agrandie.

Un nouveau cadre pour la mobilité: le budget

Les voitures électriques s’inscrivent dorénavant dans un mouvement plus vaste : celui de la multimodalité. Alors que la politique de mobilité des entreprises consistait auparavant, pour une large part, à une gestion efficace de la flotte, nous observons qu’elle consiste aujourd’hui à mettre en place une politique qui permet aux employés de choisir entre plusieurs modes de transport.

Afin d’y arriver, le gouvernement est en train de mettre en place un budget mobilité.

Dans ce contexte, une personne possédant un véhicule de fonction peut choisir d’échanger ce véhicule contre une combinaison de transports en commun ainsi qu’un véhicule dit « doux » (vélos, trottinettes, etc.). Le véhicule choisi dans ce contexte peut émettre un maximum de 95 grammes de CO2, ce qui réduit presque immédiatement le choix des véhicules électriques ( et des véhicules fonctionnant au CNG).

Plus d’options de chargement public

Suite à la décision de la Flandre de déployer 2 500 bornes de recharge, les deux autres régions belges ont suivi  en 2018. Bruxelles a décidé de déployer 100 points de charge dont l’installation se fera à partir de janvier 2019. La Wallonie a également décidé de débloquer des fonds avec pour objectif d’installer 512 points de charge.

Des solutions plus rapides

En plus des chargeurs publics dits « lents » principalement utilisés dans les villes, nous constatons une augmentation du nombre de stations de charge publiques rapides, vous donnant l’opportunité de charger une puissance élevée en peu de temps.

Technologiquement, nous assistons également à une évolution vers des capacités plus élevées et donc des vitesses de charge plus courtes : par exemple, les Jaguar Ipace et Audi e-tron chargent deux fois plus vite avec un chargeur rapide que les véhicules électriques de la première génération.

 La percée de rechargement intelligent et de ‘Charging-as-a-Service’ (CaaS)

Qui dit plus de véhicules électriques, dit aussi des options de chargement adaptées pour ces véhicules. Étant donné qu’ils sont chargés principalement au domicile et sur le lieu de travail, nous constatons que les employeurs sont confrontés à un certain nombre de défis.

Pour y faire face, ENGIE propose une solution appelée «Charging-as-a-service». Elle consiste à fournir une solution complète pour la mise en place de stations de charge sur le site d’une entreprise, éventuellement en combinaison avec d’autres stations au domicile. La solution permet d’éviter d’importants investissements en capital. Il évite également que le propriétaire de la flotte verse un montant mensuel fixe en échange de travaux d’installation et des stations de charge nécessaires.

La prise de conscience récente des entreprises a engendré des plans à plus long terme qu’auparavant. La plateforme de gestion ‘SMATCH’ et ses fonctionnalités intelligentes peuvent générer des économies importantes pour les entreprises. Elle permet une gestion dynamique des bornes et des coûts d’infrastructure et de distribution maitrisés. Notons cependant que l’énergie à disposition des véhicules dépendra, quant à elle, de l’état du site et de la consommation du bâtiment.

À lire aussi