5 erreurs à ne pas commettre quand on choisit son chauffage

On oublie souvent de prendre en compte certains facteurs lorsqu’on choisit son système de chauffage. Une chaudière surpuissante, des évacuations de fumée inadaptées… Des erreurs qui peuvent coûter cher et qu’on vous aide à éviter.

05/02/2020 -
Paul D.
Expert énergie chez ENGIE

Ignorer certains facteurs lors du choix de sa chaudière et/ou de son nouveau système de chauffage peut avoir de lourdes conséquences techniques et économiques. Parmi les erreurs à éviter, on peut citer…

Erreur 1. Surestimer la puissance de sa chaudière

Nos vieilles chaudières, au mazout ou au gaz, étaient souvent surpuissantes. Bref, bien trop puissantes par rapport aux besoins et à la superficie des espaces à chauffer. Lorsqu’on les remplace par une chaudière à condensation, par exemple, il n’est pas rare d’opter pour la même puissance, sans trop se poser de questions.

Or, entre-temps, peut-être avez-vous amélioré l’isolation de votre maison, ajouté une salle de bains, les enfants ont quitté la maison ou un nouveau-né est arrivé ? Par ailleurs, nous constatons une augmentation de la température moyenne et donc une baisse des besoins en chauffage. Autant d’éléments qui influencent la puissance de votre future chaudière au gaz, au mazout ou encore aux pellets.

Une puissance de 20 à 25 kW, est, en règle générale, amplement suffisante pour chauffer une habitation unifamiliale bien isolée, selon nos experts. Et cela, même si la chaudière doit assurer parallèlement la production d’eau sanitaire.

Comment calculer la puissance de sa chaudière ?

Aujourd’hui, toute habitation construite, achetée ou louée dispose d’un certificat de performance énergétique (PEB). Celui-ci reprend précisément les besoins thermiques de la maison ou de l’appartement. Lorsqu’il est disponible, c’est lui qu’il faut utiliser comme base pour le dimensionnement de la chaudière.

Si vous n’avez pas ce certificat, dans un premier temps, multipliez la superficie à chauffer par la consommation correspondant à l’année de construction de votre habitation (120 à 150 W/m² pour les maisons d’avant 1975, 100 W/m² entre 1975 et 1985, pour les constructions neuves, il y a le PEB). Divisez ensuite le résultat par 1000 pour obtenir la puissance idéale.

Conclusion, il n’est pas nécessaire d’acheter une chaudière surpuissante qui sera inutilement chère à l'achat.

Erreur 2. Oublier de contrôler les conduites

Avant de remplacer votre chaudière, pensez à faire nettoyer l’ensemble du circuit de chauffage. Surtout si votre installation est ancienne. Rouille, saletés pourraient finir leur course dans la chaudière même et en altérer le fonctionnement. D’où l’importance, aussi, de placer des filtres avant et après la chaudière, à savoir un filtre à boue et un filtre à air.

Votre chauffage central est au mazout ? Faites également vérifier le diamètre de la conduite d’alimentation de la cuve à la chaudière. Les modèles récents ont des débits plus faibles. Si la conduite d’alimentation est trop large, elle pourrait laisser passer trop d’air dans le circuit et la chaudière risque de tomber en panne.

Erreur 3. Installer une chaudière sans régulateur climatique

Le régulateur climatique permet d’adapter le fonctionnement de la chaudière à l’évolution des besoins et en fonction de la température extérieure. Cela évite à la chaudière de fonctionner inutilement à une température élevée et donc d’éviter une consommation inutile.

Pour que le régulateur soit efficace, il est conseillé de placer une sonde extérieure. À placer, idéalement, sur la façade nord ou nord-est, à 2,5 mètres de hauteur. Mais il existe aussi des systèmes sans sonde extérieure ! boxx, le thermostat intelligent d'ENGIE est capable de jouer le rôle de sonde extérieure. L’appareil reçoit en effet les données météorologiques via Internet.

Une 3e possibilité est de choisir une chaudière modulante. Via son thermostat d’ambiance, elle module la température ambiante en fonction de la température demandée.

Erreur 4. Ne pas adapter la conduite d’évacuation des fumées

Les chaudières à condensation – elles sont aujourd’hui la norme – fonctionnent à des températures beaucoup plus basses que les appareils plus anciens : entre 40°C et 55°C contre 75°C à 85°C. La température des fumées est donc aussi moins élevée. La conduite d’évacuation des fumées doit donc être adaptée en conséquence. Si vous n’en tenez pas compte, les fumées pourraient se condenser dans la cheminée et engendrer des problèmes d’humidité, entre autres.

Erreur 5. Adopter un système basse température inadapté

Vous souhaitez passer d’une chaudière haute température à une chaudière basse température ? Consultez un chauffagiste car tous les systèmes de chauffage ne s’y prêtent pas…

Quel chauffage choisir en rénovation ou en construction ?

Pour faire les bons choix, savoir quel chauffage choisir en rénovation ou en construction, lisez notre Guide gratuit : comment choisir son système de chauffage.

 

Pensez aussi à regarder à quelle prime vous avez droit pour le chauffage en 2020. D’une Région à l’autre, elles ne sont pas les mêmes.

Quelle marque de chaudière choisir ?

Viessmann, Vaillant, Buderus, ATAG, Junkers, etc. Il existe de nombreux fabricants renommés, offrant tous des produits de qualité pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.

Chez ENGIE, 150 chauffagistes sont prêts à vous aider à remplacer votre chaudière et à faire les bons choix.