La Do Card est une carte de crédit dont le plafond n’est pas seulement en euros mais aussi en émissions de CO2 ! Une innovation dont l’objectif est de nous faire réfléchir à l’impact de nos achats sur la planète.

L’objectif d’une carte de crédit est de vous faire consommer. Pas toujours de façon raisonnée. Enfin ça, c’était avant l’arrivée de la Do Card. Une carte de crédit pour laquelle le plafond n’est pas en euros mais… en émissions de CO2 de vos achats ! Un outil pour faire face à la crise climatique, une solutions intégrée zéro carbone comme ENGIE le promeut aussi.

Une carte soft et une autre plus radicale

Carte de crédit CO2 Do Card

L’idée n’est en effet pas si saugrenue. Surtout quand on observe les chiffres. Selon Climat.be dans un rapport publié au printemps 2019, la Belgique a émis 114 millions de tonnes de CO2 en 2017. Soit 10 tonnes par personne et par an ! Issues essentiellement de notre consommation courante. Limiter celle-ci, en plus de devenir une famille zéro déchet, pourrait donc avoir un effet bénéfique sur le climat. D’où l’intérêt de la Do Card.

Lancée en juin par Doconomy, une start-up suédoise, en collaboration avec le géant MasterCard, la Do Card existe en 2 versions :

> Do White : c’est la version soft. Le détenteur reçoit juste des notifications via l’app Doconomy qui lui indique l’empreinte carbone de ses achats.

> Do Black : c’est la version plus radicale. Ici, la carte va jusqu’à bloquer les achats si vous atteignez le plafond d’émissions de CO2 autorisé. Et ce, même si votre compte bancaire est bien fourni en euros !

Vous fixez votre plafond d’émissions

émissions de CO2

C’est vous qui déterminez, via l’application Doconomy, le plafond d’émissions que vous ne souhaitez pas dépasser. Vous avez même la possibilité de compenser les émissions carbones de vos achats dans des projets qui luttent contre le réchauffement climatique. Le système de compensation est certifié par l’ONU.

Comment sont calculés les émissions de CO2 ?

Vous vous demandez comment cette carte peut calculer le taux d’émissions de vos achats ?

Chaque Belge émet 10 tonnes de CO2 par an

Imaginons que vous achetiez un nouveau smartphone. Au moment de passer à la caisse, la carte va reconnaître le code du type d’activité du commerçant (son code MCC). Grâce à une autre technologie, l’Åland Index, elle va estimer l’empreinte carbone moyenne de chaque euro dépensé chez ce commerçant. Le résultat s’affiche dans l’app reliée à la carte de crédit et au compte en banque de l’utilisateur.

L’estimation est-elle 100% correcte ? La question mérite d’être posée. L’Åland Index se base en effet sur des analyses statistiques et les estimations sont basées sur des moyennes. Comment dès lors différencier l’achat dans une même grande surface d’une bouteille de jus de la ferme locale par rapport à celle d’un industriel ? Ou d’un achat sur Amazon qui vient de Chine d’un autre qui vient des Pays-Bas ? Pas de réponse du côté de l’émetteur de la carte pour l’instant. Le modèle devra donc sans doute être amélioré. Mais l’initiative a le mérite de nous conscientiser sur le fait que nos achats ont des répercussions sur la production de CO2.

Pour le moment disponible seulement en Suède, la Do Card pourrait être étendue à d’autres pays européens.

En attendant l’arrivée de la Do Card, d’autres solutions existent pour réduire son empreinte écologique. Comme améliorer l’isolation de sa maison, autoproduire son électricité, remplacer sa vieille chaudière ou mieux mesurer ses consommations d’eau et d’énergie.

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