Panneaux solaires à Bruxelles : quel est l’impact du tarif d’injection ?

Après avoir fait disparaître le principe du compteur qui tourne à l’envers, la Région bruxelloise a introduit un système de valorisation de l’injection depuis novembre 2021. Quelles conséquences pour les (futurs) utilisateurs de panneaux solaires ? Résumé.
Paul D.
16/05/2022 |

L’actualité des panneaux solaires n’arrête pas de « bouger » ces dernières années, et notamment à Bruxelles. Alors qu’avant, tous les propriétaires de panneaux solaires à Bruxelles ayant une installation de moins de 5 kW profitaient du système dit de "compensation partielle", cela n’est plus le cas depuis Novembre 2021.

Dans le système de compensation partielle, les propriétaires de panneaux solaires payaient, pour la partie énergie de leur facture, la différence entre l’électricité prélevée du réseau et celle injectée, alors que les frais de distribution et de transport étaient eux calculés sur la totalité du prélèvement. Depuis Novembre 2021 cependant, c’est maintenant le système avec tarif d’injection qui est d’application pour tous les bruxellois. Mais qu’est-ce que c’est ? Quel est l’impact sur votre facture, et quid des certificats verts ? Toutes les informations dans cet article…

L'ABC du tarif d’injection

La presse s’en était fait l’écho : le système de compensation pour les propriétaires de panneaux solaires à Bruxelles a été remplacé par un système avec tarif d’injection. L’objectif annoncé est de faire en sorte que tous les consommateurs, avec ou sans panneaux solaires, contribuent équitablement aux coûts du réseau. A noter que le régime des certificats verts reste, quant à lui, d’actualité dans la capitale. Il a d’ailleurs même été revu à la hausse début 2022.

Quand aura lieu ce changement ? Le 1er novembre 2021.

Cette opération est rendue possible dès lors que l'on peut mesurer séparément l'injection et le prélèvement, pour tout le monde à Bruxelles, grâce au compteur bidirectionnel.

Comment ça fonctionne ?

Comme avant, vos panneaux solaires vont produire de l’énergie que vous allez consommer en partie au moment de la production. L’électricité que vous n’autoconsommez pas est injectée sur le réseau. Désormais, vous allez pouvoir « valoriser » ce volume d’énergie injectée à votre fournisseur contre un certain montant, le fameux tarif d’injection.

Autrement dit :

  • Vous payez l’électricité prélevée sur le réseau au tarif de votre contrat. C’est ce qu’on appelle le tarif de prélèvement.
  • Vous recevez un certain montant par kWh d’électricité injectée sur le réseau, c’est le tarif d’injection.

Combien allez-vous toucher pour l’électricité injectée ?

Chaque fournisseur d’énergie définit ses propres tarifs d’injection . Avec une constante : le tarif d'injection est toujours inférieure au tarif de prélèvement. C’est-à-dire que le montant par kWh injecté sur le réseau est toujours plus faible que celui payé par kWh consommé via le réseau. Et pour cause : le tarif d’injection ne comprend pas les coûts de transport et de distribution ni les taxes.

Chez ENGIE, nous travaillons de manière continue à élaborer des tarifs d’injection compétitifs et avantageux, en fonction de votre contrat.

Comment passer au tarif d’injection ?

Si vous êtes client ENGIE, vous ne devez rien faire, car la valorisation de l’injection s’applique automatiquement à tous les propriétaires de panneaux solaires. Voici les étapes de ce basculement d’un système à l’autre.

  1. D’abord, Sibelga vient faire un relevé « exceptionnel » pour avoir vos index de prélèvement et d’injection d’électricité.
  2. ENGIE vous contacte par lettre ou par email du tarif d’injection lié à votre contrat actuel.
  3. Vous recevrez ensuite une facture intermédiaire pour votre consommation d’électricité.
  4. Dés l’installation de vos panneaux solaires, vous entrez dans le système avec système d’injection et vous êtes rémunéré pour tout kWh d’électricité injecté sur le réseau. Ce montant apparaîtra sur votre prochaine facture annuelle.

Quelles conséquences pour vos certificats verts ?

L’introduction du système avec valorisation de l’injection n’a aucune incidence sur vos certificats verts. Rappelons que nous vous conseillons toujours de conserver vos certificats verts, plutôt que de « profiter » d’une installation « gratuite » de vos panneaux solaires. Vous êtes bien plus gagnant !

D’autant plus que, le 1er janvier 2022, la Région bruxelloise a augmenté (après l’avoir revu à la baisse en janvier 2021 !) le nombre de certificats octroyés par installation. Concrètement :

• Pour les installations de moins de 5 kWc, on passe à 2,7 certificats verts, contre 2,4 précédemment.

• Pour celles dont la puissance est comprise entre 5 et 36 kWc, ce seront 2,5 certificats au lieu de 2,4.

Quelles sont les conséquences pour votre facture ?

La grande question est de savoir si votre facture d’énergie va augmenter ou diminuer avec le « tarif » d’injection à Bruxelles ! Tout va dépendre de votre profil de consommation, ainsi que de votre niveau d’autoconsommation : à savoir, l’électricité que vous produisez avec vos panneaux solaires et qui est directement consommée. Une famille moyenne consomme environ 30% de l’énergie qu’elle produit, le reste est injecté sur le réseau.

Voilà pourquoi vous avez tout intérêt à augmenter votre autoconsommation. Que ce soit, en utilisant l’énergie solaire au moment même où elle est produite par vos panneaux photovoltaïques. Ou en investissant dans une batterie domestique pour stocker l’électricité produite excédentaire et pouvoir l’utiliser, par exemple, le soir ou durant la nuit. Deux façons de diminuer la quantité d’électricité prélevée sur le réseau de distribution et donc de faire des économies.

Quoi qu’il en soit, investir dans des panneaux solaires reste très rentable à Bruxelles. Le retour sur investissement est de 4 ans, le plus bas du pays ! Nous avons calculé précisément la rentabilité de vos panneaux solaires à Bruxelles, et il s’avère que c’est bien plus intéressant qu’un compte épargne !

Encore des questions sur le « tarif » d'injection à Bruxelles ? Retrouvez toutes les réponses aux questions les plus fréquentes sur notre page dédiée.