Panneaux solaires à Bruxelles : quel est l’impact du nouveau tarif d’injection ?

Après avoir fait disparaître le principe du compteur qui tourne à l’envers, la Région bruxelloise introduit un système de valorisation de l’injection dès novembre 2021. Quelles conséquences pour les (futurs) utilisateurs de panneaux solaires ? Résumé.

28/10/2021 -
Paul D.
Expert énergie chez ENGIE

L’actualité des panneaux solaires n’arrête pas de « bouger », notamment à Bruxelles. En 2020, le système du compteur qui tourne à l’envers était définitivement enterré pour laisser la place au principe de compensation partielle (pour les installations inférieures à 5 kW). Concrètement ? Cette compensation ne concernait déjà plus que la partie « énergie » de votre facture… En d’autres mots, on calculait la différence  entre l’électricité que vous préleviez du réseau et celle que vous injectiez. A côté de cela, vous deviez encore payer le montant correspondant aux coûts d’utilisation du réseau de distribution sur base de la quantité d’électricité prélevée sur le réseau.

Quoi de neuf ? Un nouveau « tarif » d’injection

La presse s’en est fait l’écho : le système de compensation pour les propriétaires de panneaux solaires à Bruxelles est remplacé par un système avec valorisation de l’électricité injectée (appelé « tarif » d’injection). L’objectif annoncé est de faire en sorte que tous les consommateurs, avec ou sans panneaux solaires, contribuent équitablement aux coûts du réseau. A noter que le régime des certificats verts reste, quant à lui, d’actualité dans la capitale.

Quand aura lieu ce changement ? Dès le 1er novembre 2021.

Comme en Flandre , le « tarif » (ou de valorisation) d’injection devient donc le système appliqué aux installations photovoltaïques bruxelloises.  Une opération rendue possible dès lors que l'on peut mesurer séparément l'injection et le prélèvement, comme c’est le cas pour tout le monde à Bruxelles, grâce au compteur bidirectionnel.

L’ABC du « tarif » d’injection

Comme avant, vos panneaux solaires vont produire de l’énergie que vous allez consommer en partie au moment de production. L’électricité que vous n’autoconsommez pas est injectée sur le réseau. Désormais, vous allez pouvoir « valoriser » ce volume d’énergie injectée à votre fournisseur contre un certain montant, le fameux « tarif » d’injection.

Autrement dit :

  • Vous payez l’électricité prélevée sur le réseau au tarif de votre contrat. C’est ce qu’on appelle le tarif de prélèvement.
  • Vous recevez un certain montant par kWh d’électricité injectée sur le réseau, c’est le tarif d’injection.

Combien allez-vous toucher pour l’électricité injectée ?

Chaque fournisseur d’énergie définit ses propres tarifs d’injection dès le 1er novembre 2021. Avec une constante : la valorisation de l’injection est toujours inférieure au tarif de prélèvement. C’est-à-dire que le montant par kWh injecté sur le réseau est toujours plus faible que celui payé par kWh consommé via le réseau. Et pour cause : le « tarif » d’injection ne comprend pas les coûts de transport et de distribution ni les taxes.

Chez ENGIE, nous avons travaillé à élaborer des tarifs d’injection compétitifs et avantageux, en fonction de votre contrat.

Comment passer au « tarif » d’injection ?

  1. D’abord, Sibelga vient faire un relevé « exceptionnel » pour avoir vos index de prélèvement et d’injection d’électricité.
  2. ENGIE vous informe par lettre du « tarif » d’injection appliqué sur base de votre contrat actuel.
  3. Vous recevrez ensuite une facture intermédiaire pour votre consommation d’électricité jusqu’au 31 octobre 2021 inclus.
  4. Dès le 1er novembre, vous entrez dans le système avec valorisation de l’injection et vous êtes rémunéré pour tout kWh d’électricité injecté sur le réseau. Ce montant apparaîtra sur votre prochaine facture annuelle.

 

Quelles conséquences pour votre facture ?

D’abord, l’introduction du système avec valorisation de l’injection n’a aucune incidence sur vos certificats verts. Rappelons que nous vous conseillons toujours de conserver vos certificats verts, plutôt que de « profiter » d’une installation « gratuite » de vos panneaux solaires. Vous êtes bien plus gagnant !

Mais la grande question est de savoir si votre facture d’énergie va augmenter ou diminuer avec le « tarif » d’injection à Bruxelles ! Tout va dépendre de votre profil de consommation, ainsi que de votre niveau d’autoconsommation : à savoir, l’électricité que vous produisez avec vos panneaux solaires et qui est directement consommée. Une famille moyenne consomme environ 30% de l’énergie qu’elle produit, le reste est injecté sur le réseau.

Voilà pourquoi vous avez tout intérêt à augmenter votre autoconsommation. Que ce soit, en utilisant l’énergie solaire au moment même où elle est produite par vos panneaux photovoltaïques. Ou en investissant dans une batterie domestique pour stocker l’électricité produite excédentaire et pouvoir l’utiliser, par exemple, le soir ou durant la nuit. Deux façons de diminuer la quantité d’électricité prélevée sur le réseau de distribution et donc de faire des économies.

Quoi qu’il en soit, investir dans des panneaux solaires reste très rentable à Bruxelles. Le retour sur investissement est de 4 ans, le plus bas du pays ! Nous avons calculé précisément la rentabilité de vos panneaux solaires à Bruxelles, et il s’avère que c’est bien plus intéressant qu’un compte épargne !

Encore des questions sur le « tarif » d'injection à Bruxelles ? Retrouvez toutes les réponses aux questions les plus fréquentes sur notre page dédiée.