6 idées reçues sur les panneaux solaires : prix, rentabilité, toit, etc.
1. Avec le compteur digital, si l’électricité n’est pas utilisée au moment où elle est produite, elle est perdue
Ce n’est pas tout à fait vrai. Pour bien répondre à cette question, il vaut mieux distinguer les réalités distinctes dans les 3 régions…
En Wallonie
Si vos panneaux solaires ont été certifiés avant le 1er janvier 2024, que vous ayez un compteur digital ou analogique, vous profitez encore du système avec le compteur qui tourne à l’envers en, jusque fin 2030. Même si physiquement le compteur digital ne tourne pas à l’envers, votre facturation tient bien compte de votre injection, comme si le compteur tournait à l’envers.
Dans ce cas, nous calculons la différence entre votre prélèvement et votre injection d'électricité sur le réseau et seule cette consommation « nette » est facturée. L’électricité non consommée au moment où elle est produite n’est donc pas perdue, car elle vient diminuer vos prélèvements (comme si vous aviez une consommation négative).
Mais quel est alors l’impact du compteur digital ? Avec un compteur digital, vous ne payez pas de tarif prosumer, mais vous payez vos frais de réseau sur base de votre consommation brute c’est-à-dire, sur base de toute l’électricité prélevée du réseau sans tenir compte de voter injection. Dans ce cas précis, plus vous utilisez l’électricité solaire au moment où elle est produite, moins vous devez consommer d’électricité du réseau, donc moins vos frais de réseau sont élevés.
Bon à savoir : les frais de réseau sont limités au maximum du tarif prosumer, (calculé sur base du « tarif capacitaire », qui est différent du tarif capacitaire en Flandre. Vous ne payez donc pas plus cher avec un compteur digital. Vous pouvez même faire des économies !
En Wallonie, l’objectif est d’équiper 80 % des foyers avec des compteurs digitaux d’ici 2029. Mais les propriétaires de panneaux solaires peuvent déjà faire installer gratuitement leur compteur digital par leur gestionnaire de réseau (GDR). Les frais sont alors couverts par la Région wallonne.
Et si vos panneaux sont certifiés le 1er janvier 2024 ou après ? Dans ce cas, vous devez faire installer un compteur digital et le système avec tarif d’injection s’applique. Dans ce système, d’une part, vous êtes facturé pour l’électricité que vous prélevez du réseau; d’autre part, vous êtes rémunéré pour le volume d’électricité que vous produisez avec vos panneaux solaires que vous injectez sur le réseau. Sachez que votre injection n’est pas valorisée au même prix que votre prélèvement, il est donc financièrement plus intéressant d'utiliser au maximum l’électricité produite par vos panneaux solaires. C’est-à-dire, augmenter votre autoconsommation.
À Bruxelles
En Flandre
Mieux vaut recourir à une batterie alors ?
2. Les panneaux solaires, ça ne rapporte plus rien !
3. Pour avoir des panneaux solaires, il faut un compte d’épargne bien garni
Faux, il existe plusieurs manières de payer vos panneaux solaires, en fonction de votre budget disponible. On vous en dit plus dans cet article : 3 solutions pour financier vos panneaux solaires.
4. Si votre toit n’est pas orienté au sud, ça ne sert à rien
Détrompez-vous ! C’est vrai que le rendement de production optimal (100 %) est offert par un toit exposé au sud et incliné à 30°. Mais si votre toit est orienté au sud-est ou sud-ouest, la perte de rendement est faible (4 ou 5 %). Elle est un peu plus importante pour des toits orientés à l’est ou à l’ouest (10-15 %), mais la rentabilité est toujours au rendez-vous.
Seule une orientation plein nord est vraiment déconseillée pour placer des panneaux solaires. On vous dit tout sur l’inclinaison idéale du toit pour les panneaux solaires.
Consultez aussi notre check-list pour savoir si votre toit peut accueillir des panneaux solaires.
5. En hiver, les panneaux solaires ne produisent pas
Les panneaux solaires n’ont pas besoin de chaleur pour produire de l’électricité. Juste de la lumière ! En Belgique nous bénéficions en moyenne de 1500 heures d’ensoleillement par an. Bien assez pour faire fonctionner vos panneaux tant en été qu’en hiver.
Bien entendu, leur rendement sera plus grand l’été que l’hiver parce que les journées sont plus longues. En moyenne, deux tiers de la production a lieu d’avril en septembre : et un tiers d’octobre à mars.
6. En cas d’orage, les panneaux solaires, c’est dangereux
Pas plus que votre toit ! Les panneaux solaires n’attirent pas la foudre : tout simplement parce qu’ils sont plats. Le seul risque encouru est une surtension si la foudre venait à tomber à proximité de votre habitation. Mais l’onduleur est prévu pour y faire face. De plus, les panneaux solaires bénéficient toujours d’une liaison à la terre. Vous voulez, malgré tout, être complètement rassuré ? Vous pouvez toujours faire installer des parafoudres dans votre tableau électrique.
Quant à la grêle, elle n’endommage pas non plus votre installation. Les panneaux solaires sont fabriqués en verre trempé d’environ 4 mm d’épaisseur, de quoi résister à des grêlons de 25 mm tombants à la vitesse de 90 km/h ! Enfin, sachez que la police d’assurance habitation couvre généralement les panneaux solaires contre les tempêtes. Vous vous posez des questions sur votre police d’assurance ? Couvert ou pas ? Dans cet article, on vous explique comment bien assurer votre installation.
